Los campesinos

LA SITUATION DES FEMMES PAYSANNES

La vie des femmes paysannes est le plus souvent très difficile. Elles ont très peu de moyens pour faire face aux besoins de leurs enfants.

Andahuaylas et Chincheros n’échappent pas à cette réalité et les taux de natalité, de mortalité maternelle, d’analphabétisme chez la femme, ainsi que la pauvreté, continuent d’être plus élevés que la moyenne nationale.Par manque d’informations elles sont mères très tôt, dès l’âge de 14 à 17 ans, ce qui les empêche de poursuivre une scolarité normale.

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jeune maman et son enfant

Elles auront ensuite une moyenne de 6 à 9 enfants pendant leur période de fécondité. Cela engendre de gros risques pour elles pendant la grossesse, l’accouchement et les suites de couches. A tel point qu’en 1997, 32 morts périnatales ont été enregistrées dans la province d’Andahuaylas, bien qu’il existe des programmes du Ministère de la Santé, dont "santé de la femme enceinte" "planning familial", qui sont des services gratuits ; ils sont malheureusement encore peu fréquentés, faute d’éducation sanitaire adéquate et cohérente, et aussi par manque de confiance dans ces services.

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mère et son enfant
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les naissances se succèdent
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la mère prépare le repas

L’analphabétisme dans les provinces d’Andahuaylas et de Chincheros touche 40% de la population, dont 75% de femmes. Dès leur plus jeune âge, elles sont cantonnées aux tâches domestiques, elles s’occupent de leurs frères cadets et surtout elles gardent les bêtes, ce qui leur interdit un bon rendement scolaire.

Adultes, elles doivent faire les travaux ménagers, garder les enfants, préparer la cuisine, s’occuper des animaux, aider les hommes dans le travail agricole : tout cela ne leur laisse pas un moment pour se former en tant que femmes ou mères.

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une maman gardant son bébé tout en surveillant sa chèvre

Ce sont les femmes qui gèrent le budget du foyer : 80% des rentrées d’argent sont destinées à faire "bouillir la marmite".

Les revenus proviennent essentiellement de l’agriculture et, dans une moindre proportion, de l’élevage de petits animaux. La pomme de terre, le maïs, l’orge, etc... sont les principaux produits de consommation et de commercialisation.

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maison dans une communauté

Mais parce qu’ils habitent au-dessus de 3000 m. d’altitude, leurs récoltes sont souvent aléatoires et dépendent des changements climatiques. Ce fut le cas ces dernières années avec le phénomène du "niño" qui a provoqué de lourdes pertes dans les récoltes.

Les femmes paysannes du Pérou doivent faire preuve d’un grand courage pour affronter toutes ces difficultés, pour subsister et faire progresser leur foyer. Beaucoup sont seules : mari décédé ou ayant abandonné le foyer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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